Test de Resident Evil Requiem : Un requiem sanglant pour une saga qui n’a jamais cessé de renaître

Développé et édité par Capcom, Resident Evil Requiem est sorti le 27 février 2026 et s’impose déjà comme l’un des épisodes les plus marquants de la célèbre saga survival horror. Le titre a été annoncé lors d’un événement consacré aux nouvelles productions de l’éditeur japonais, suscitant immédiatement l’enthousiasme des fans grâce au retour d’un personnage emblématique et à l’introduction d’une nouvelle héroïne. Avec une approche qui mêle l’horreur oppressante des épisodes récents et l’action spectaculaire des chapitres plus anciens, Capcom livre ici un épisode ambitieux qui tente de réunir toutes les facettes de la franchise. Entre hommage au passé et regard vers l’avenir, Resident Evil Requiem s’impose comme une œuvre charnière dans l’histoire de la saga.
Genre : Survival Horror – Action | Développeurs : Capcom | Editeur : Capcom | Date de sortie : 27/01/2026 | Classification : PEGI 18+

Une enquête hantée par le passé

L’histoire de Resident Evil Requiem s’ouvre sur une série de morts mystérieuses qui secouent les États-Unis. Des cadavres sont retrouvés dans des circonstances troublantes, laissant derrière eux des traces d’une infection inconnue et des scènes d’une violence extrême. L’affaire prend une tournure encore plus étrange lorsque le dernier corps est découvert dans un hôtel abandonné du Midwest, un lieu déjà chargé d’une histoire tragique.
Pour enquêter sur ces événements, le FBI dépêche Grace Ashcroft, une analyste réputée pour son esprit méthodique et sa capacité à relier des indices apparemment sans rapport. Mais cette mission n’a rien d’une enquête ordinaire pour elle. L’hôtel dans lequel elle doit se rendre est celui où sa propre mère a été assassinée huit ans plus tôt, un drame qui a profondément marqué sa vie et qui revient aujourd’hui la hanter.
Dès son arrivée, Grace comprend que quelque chose ne tourne pas rond. Les couloirs poussiéreux et les chambres délabrées de l’établissement semblent figés dans le temps, comme si les murs eux-mêmes cherchaient à dissimuler un secret. Rapidement, des phénomènes inquiétants commencent à se produire : bruits étranges dans les étages condamnés, traces de sang fraîches sur des murs pourtant abandonnés depuis des années, et surtout… des créatures qui n’auraient jamais dû exister.
La situation prend une nouvelle dimension lorsqu’un agent de police envoyé sur place disparaît mystérieusement. Devant la gravité de la situation, les autorités décident d’envoyer un renfort de taille : Leon S. Kennedy, vétéran des pires catastrophes biologiques que le monde ait connues.
Lorsque Leon arrive sur les lieux, les événements s’accélèrent rapidement. Les chemins de Grace et de Leon finissent par se croiser, donnant naissance à une collaboration aussi tendue qu’indispensable. Tous deux portent en eux des cicatrices profondes liées aux tragédies passées, et cette nouvelle affaire semble inexorablement les ramener vers l’un des événements les plus traumatisants de l’histoire moderne : l’incident de Raccoon City.
Au fil de leur enquête, les deux protagonistes découvrent que les morts mystérieuses ne sont que la surface d’un complot bien plus vaste. Les secrets enfouis dans les ruines du passé refont surface, réveillant des souvenirs que Leon pensait avoir laissés derrière lui et forçant Grace à affronter la vérité sur la mort de sa mère.
Entre révélations tragiques et confrontations terrifiantes, Resident Evil Requiem construit une intrigue sombre et captivante. Le jeu joue habilement avec la mémoire de la saga, reliant les événements passés aux nouvelles menaces biologiques qui émergent dans le présent. Et tandis que l’horreur se répand une nouvelle fois, une question plane au-dessus des survivants : pourront-ils enfin mettre un terme à ce cauchemar… ou seront-ils condamnés à revivre éternellement les mêmes tragédies ?
Dès son arrivée, Grace comprend que quelque chose ne tourne pas rond.
Une œuvre d‘horreur d’une beauté macabre

Sur le plan visuel, Resident Evil Requiem impressionne immédiatement. Le jeu tourne grâce au puissant RE Engine, qui démontre une nouvelle fois l’étendue de ses capacités techniques.
Les modèles de personnages sont d’un réalisme saisissant. Le travail réalisé sur les visages, les expressions et surtout les cheveux est particulièrement remarquable. Les mèches bougent avec naturel, réagissent à la lumière et participent à renforcer la crédibilité des personnages. Ce niveau de détail donne parfois l’impression de regarder un film plutôt que de jouer à un jeu vidéo.
Les textures des environnements sont tout aussi impressionnantes. Les décors fourmillent de détails : peinture écaillée sur les murs, meubles abandonnés recouverts de poussière, traces de sang séchées dans les couloirs… Chaque pièce raconte une histoire et participe à construire l’atmosphère oppressante du jeu.
Mais c’est surtout dans la représentation de la violence que Resident Evil Requiem marque les esprits. Le titre est sans doute le plus sanglant de toute la série. Les zombies et autres créatures se démembrent sous les tirs de shotgun, les membres arrachés tombent au sol avec un réalisme troublant et les éclaboussures de sang viennent se déposer sur les murs, le sol et même les personnages.
Les effets spéciaux sont particulièrement spectaculaires. Les éclaboussures de sang ne disparaissent pas immédiatement : elles dégoulinent lentement sur les surfaces, créant une mise en scène presque artistique de l’horreur. Capcom parvient ainsi à transformer chaque combat en une sorte de tableau macabre, où les teintes rouges du sang contrastent avec les gris froids des environnements délabrés.
L’éclairage joue également un rôle crucial dans l’ambiance du jeu. Les zones plongées dans l’obscurité obligent souvent le joueur à avancer avec prudence, tandis que les lumières vacillantes accentuent la tension. Par moments, un simple mouvement d’ombre suffit à provoquer un sursaut.
Au final, Resident Evil Requiem réussit à transformer l’horreur en une véritable œuvre visuelle, où chaque détail contribue à renforcer l’immersion et la sensation de malaise.
Le titre est sans doute le plus sanglant de toute la série.
Deux héros, deux styles de survie

L’une des grandes forces de Resident Evil Requiem réside dans son gameplay, qui propose deux approches très différentes de la survie grâce à ses deux personnages jouables.
Avec Grace Ashcroft, le jeu adopte une approche résolument survival horror. Les ressources sont limitées, les munitions précieuses et chaque confrontation peut devenir fatale si l’on agit sans réfléchir. La tension est constante, et la peur se ressent bien davantage que lors des passages plus orientés action.
Le joueur peut même choisir de passer à une vue à la première personne, ce qui renforce considérablement l’immersion et rappelle les sensations offertes par les épisodes récents de la saga. Dans cette perspective, chaque couloir sombre devient une source d’angoisse et chaque bruit suspect peut annoncer l’arrivée d’une créature.
Pour survivre, il est essentiel d’analyser les ennemis afin de déterminer s’il vaut mieux les combattre ou prendre la fuite. Certains adversaires sont trop dangereux pour être affrontés frontalement, obligeant le joueur à faire preuve de stratégie et de prudence.
Grace dispose également d’une mécanique originale : elle peut utiliser le sang des ennemis infectés pour fabriquer divers objets. Ce système permet de créer des munitions, des outils ou encore des injecteurs capables d’éliminer un ennemi en un seul coup. Cette mécanique ajoute une dimension tactique intéressante et encourage le joueur à exploiter chaque ressource disponible.
À l’inverse, les sections incarnant Leon S. Kennedy adoptent un ton beaucoup plus orienté action. Fort de son expérience face aux catastrophes biologiques, Leon arrive sur le terrain avec un arsenal impressionnant et une assurance qui se ressent immédiatement dans le gameplay.
Leon peut compter sur un large éventail d’armes à feu, mais aussi sur sa fidèle hache. Les combats deviennent alors bien plus dynamiques et brutaux. Leon peut effectuer des attaques au corps à corps, parer les attaques ennemies et même saisir les armes de certains adversaires pour les retourner contre eux.
La gestion de l’inventaire reste un élément central du jeu. Les munitions et objets de soin doivent être organisés dans la mallette de Leon, rappelant les mécaniques emblématiques de certains épisodes de la saga. Les armes peuvent également être améliorées grâce à différents éléments, ce qui permet d’adapter son équipement à son style de jeu.
La structure du jeu renforce l’intérêt narratif. L’aventure est découpée en deux grandes parties : une première centrée sur Grace avec quelques passages jouables avec Leon, puis une seconde où Leon devient le protagoniste principal tandis que Grace apparaît ponctuellement.
Les transitions entre les deux personnages sont souvent marquées par des cliffhangers particulièrement efficaces. Il n’est pas rare de changer de héros juste après un événement choquant, ce qui maintient la tension et pousse le joueur à continuer l’aventure.
Le jeu reste globalement linéaire, fidèle aux mécaniques classiques de la saga. Les joueurs devront résoudre diverses énigmes pour ouvrir des portes, débloquer des zones et progresser dans les environnements.
Certaines zones rappellent volontairement des lieux emblématiques de la série. L’hôpital du jeu, par exemple, évoque fortement le commissariat de Raccoon City, avec son grand hall central et ses ailes qui se débloquent progressivement.
Au final, Resident Evil Requiem réussit le pari difficile de réunir les différentes époques de la saga. Le jeu est à la fois horrifique et spectaculaire, linéaire mais suffisamment ouvert pour encourager l’exploration, jouable à la première ou à la troisième personne, tourné vers l’avenir tout en restant profondément ancré dans le passé de la franchise.
L’une des grandes forces de Resident Evil Requiem réside dans son gameplay, qui propose deux approches très différentes de la survie
Une immersion sonore redoutablement efficace

La bande-son de Resident Evil Requiem adopte une approche particulièrement subtile. Contrairement à certains jeux qui multiplient les grandes compositions orchestrales, le titre préfère une musique discrète et adaptative.
La plupart du temps, la musique reste en retrait, laissant les bruits de l’environnement occuper le devant de la scène. Mais dès qu’un danger apparaît, la bande-son s’intensifie progressivement pour accompagner la montée de tension.
Lorsque la situation devient chaotique, les compositions se font plus agressives, accentuant le sentiment d’urgence. À l’inverse, lorsque le calme revient, la musique s’efface presque complètement, créant un silence pesant qui prépare le joueur au prochain sursaut.
Le sound design est tout simplement excellent. Les grognements des créatures, les pas dans les couloirs vides ou encore les portes qui grincent contribuent à créer une atmosphère oppressante.
Avec un système audio 5.1, l’immersion devient particulièrement impressionnante. Les bruits provenant des enceintes arrière donnent souvent l’impression que quelque chose se déplace réellement derrière le joueur. Cette spatialisation sonore renforce considérablement la tension et pousse à rester constamment sur ses gardes.
Quelques concept arts de Resident Evil Requiem
Conclusion
Avec Resident Evil Requiem, Capcom réussit un véritable tour de force. Le jeu parvient à combiner l’horreur pure des épisodes récents avec l’action explosive des chapitres plus anciens, tout en proposant une histoire riche en émotions et en révélations. Grâce à une réalisation technique impressionnante, un gameplay varié et une atmosphère incroyablement immersive, cet épisode s’impose comme l’un des meilleurs de la saga. Un hommage vibrant au passé de Resident Evil, mais aussi une excellente porte d’entrée vers son avenir.
Les plus
+ Une réalisation graphique impressionnante
+ Deux styles de gameplay complémentaires et très réussis
+ Une ambiance horrifique extrêmement immersive
+ Un scénario qui relie habilement passé et présent de la saga
+ Des combats viscéraux et spectaculaires
Les moins
– Un scénario parfois un peu tarabiscoté
– Une progression assez linéaire
– Quelques énigmes un peu classiques pour les habitués de la série









