Test de The Adventures of Elliot The Millennium Tales – Une aventure temporelle qui nous fait voyager

The Adventures of Elliot The Millennium Tales
TEST

THE ADVENTURES OF ELLIOT THE MILLENNIUM TALES

UNE AVENTURE TEMPORELLE QUI NOUS FAIT VOYAGER

Gamergirl 30 juin 2026
Trophée Or
VERDICT
ARGENT
★★★★☆
6/10

Développé et édité par Square Enix, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales est sorti le 18 juin 2026. Présenté pour la première fois lors d’un Nintendo Direct, le titre a immédiatement attiré l’attention grâce à sa direction artistique en HD-2D, désormais devenue une véritable signature du studio. Après les excellents Octopath Traveler et Triangle Strategy, Square Enix revient cette fois avec un Action-RPG mêlant voyage temporel, exploration et combats dynamiques dans une aventure qui respire l’amour des grands classiques du genre.

Développeur Team Asano
Éditeur Square Enix
Date de sortie 18 juin 2026
Plateforme testée Playstation 5
Genre Action / RPG
Durée de vie 20h

Ce qu’on aime

  • Une superbe direction artistique en HD-2D
  • Une aventure agréable à parcourir
  • Le système de combat dynamique
  • La fée Faie apporte de vraies mécaniques de gameplay
  • Une exploration libre dès les premières heures
  • Le système d’amélioration des armes via les mégalithes

Ce qu’on aime moins

  • Les quatre époques exploitent presque exactement la même carte
  • Beaucoup d’allers-retours qui deviennent répétitifs
  • Peu d’évolution visuelle entre les différentes périodes historiques
  • Les grottes reviennent très souvent avec peu de variations
Quand le temps devient le plus grand terrain d’aventure

Dans The Adventures of Elliot: The Millennium Tales, nous découvrons le continent de Philabieldia, un monde où l’humanité vit ses derniers instants face à la domination écrasante de tribus hommes bêtes. Les humains n’ont plus qu’un seul refuge : le royaume de Huther, protégé par une immense barrière magique maintenue par la princesse Heuria, une jeune souveraine dotée d’un pouvoir exceptionnel. Ce simple postulat suffit déjà à installer une atmosphère de fin du monde particulièrement efficace.

Notre héros, Elliot, est un jeune orphelin devenu aventurier. Comme beaucoup d’autres, il accepte différentes requêtes afin de subvenir à ses besoins tout en aidant les habitants du royaume. Très rapidement, ce quotidien bascule lorsqu’une mystérieuse magie ancienne est découverte dans des ruines oubliées.

Alors que le roi Hichard considère ce pouvoir comme une menace susceptible de précipiter la chute définitive de l’humanité, son ministre Kaifried nourrit une toute autre ambition. Convaincu que cette magie représente le seul espoir de sauver le monde, il décide d’explorer ces vestiges malgré les interdictions royales. Elliot reçoit alors la mission de le retrouver avant qu’il ne soit trop tard, accompagné, bien malgré elle, de la princesse Heuria, qui rêve depuis toujours de quitter les murs protecteurs du château.

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Elliot rencontre la princesse Heuria.
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Notre héros, Elliot, est un jeune orphelin qui est devenu un aventurier.

Cette quête prend rapidement une dimension inattendue. Les ruines abritent en réalité un portail capable de traverser les siècles. Elliot et Heuria vont ainsi voyager à travers quatre grandes périodes de l’Histoire : l’Âge de l’Éveil, où la magie apparaît pour la première fois ; l’Âge de la Magie, marqué par l’essor des machines ; l’Âge du Renouveau, où l’humanité décline lentement ; puis l’Âge de l’Égide, époque principale dans laquelle débute l’aventure.

Ce concept de voyage temporel fonctionne particulièrement bien car il donne constamment envie de découvrir les origines des événements qui façonnent le présent. Les personnages que l’on rencontre prennent une toute autre dimension lorsqu’on observe leurs ancêtres ou les conséquences de leurs choix plusieurs siècles plus tard. Même si le scénario reste relativement classique dans son déroulement, il parvient à maintenir un bon rythme grâce à ses nombreux rebondissements et à une narration qui laisse toujours planer quelques mystères.

La relation entre Elliot et Heuria évolue également de manière naturelle. Et la petite fée, Faie, qui viendra rejoindre notre héro sera d’une aide particulièrement utile. Sans révolutionner les codes du JRPG, le duo fonctionne très bien et offre plusieurs scènes touchantes tout au long de l’aventure.

Le résultat est une histoire généreuse, facile à suivre, qui mélange héroïsme, fantasy et science-fiction avec beaucoup de maîtrise. Les voyages temporels ne servent jamais uniquement de prétexte narratif ; ils deviennent véritablement le cœur de toute la progression du joueur.

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Une direction artistique magnifique… mais un voyage temporel parfois trop familier

S’il y a bien un domaine où Square Enix excelle désormais, c’est celui de la direction artistique HD-2D. The Adventures of Elliot: The Millennium Tales confirme une nouvelle fois tout le savoir-faire du studio.

Le mélange de sprites en pixel art très détaillés avec des environnements entièrement modélisés en 3D produit un rendu absolument superbe. Les effets de lumière, les ombres dynamiques, les jeux de profondeur ainsi que les nombreux détails présents dans les décors offrent constamment cette impression de jouer à un RPG rétro sublimé par les technologies modernes.

Les environnements sont particulièrement variés. On traverse de vastes forêts luxuriantes, des plages baignées de soleil, des déserts immenses, des montagnes enneigées ou encore de nombreuses ruines anciennes. Chaque biome possède sa propre identité visuelle et l’envie d’explorer reste permanente.

En revanche, c’est précisément lorsque le scénario introduit les voyages temporels que quelques limites apparaissent.

Sur le papier, visiter quatre périodes différentes promettait des changements radicaux du monde. En pratique, hormis la ville principale de Huther, la carte évolue finalement très peu. Les reliefs restent quasiment identiques d’une époque à l’autre. Certaines routes deviennent accessibles ou bloquées selon les événements, quelques éléments de décor disparaissent ou apparaissent, mais on ne ressent jamais réellement cette impression de redécouvrir complètement le monde.

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Hormis la ville principale de Huther, la carte évolue finalement très peu.

Les différences reposent essentiellement sur la colorimétrie, quelques bâtiments spécifiques et les musiques associées à chaque période. Le résultat reste agréable visuellement, mais il manque parfois ce sentiment de surprise que pouvait laisser imaginer le concept.

Cette sensation est encore accentuée par les nombreuses grottes servant de passages entre plusieurs régions. Elles reviennent régulièrement et conservent souvent exactement la même structure au fil des siècles. Ce qui devait initialement renforcer l’immersion temporelle finit parfois par provoquer une légère lassitude.

À cela s’ajoute une autre conséquence : chaque changement d’époque demande généralement de repartir explorer les mêmes zones afin de réactiver les points de sauvegarde qui servent également de téléportation. Même si cette mécanique ne dure jamais très longtemps grâce au voyage rapide, elle casse un peu le rythme de l’aventure.

Au final, je retiens surtout une direction artistique pleine de charme, portée par un HD-2D toujours aussi maîtrisé. Oui, le voyage temporel aurait pu être exploité de manière plus spectaculaire et surprendre davantage le joueur. Mais même avec cette petite frustration, difficile de ne pas tomber sous le charme de cet univers. C’est le genre de jeu qui nous rappelle pourquoi cette esthétique est devenue l’une des plus belles signatures de Square Enix ces dernières années.

Un Action-RPG accessible, dynamique et particulièrement agréable à prendre en main

S’il y a bien un point sur lequel The Adventures of Elliot: The Millennium Tales m’a rapidement convaincue, c’est son gameplay. Sans chercher à réinventer l’Action-RPG, le jeu propose une formule efficace, accessible et surtout très agréable à prendre en main. On comprend les bases en quelques minutes, mais il continue régulièrement d’introduire de nouvelles possibilités qui renouvellent l’exploration et les combats jusqu’à la fin de l’aventure.

Dès les premiers affrontements, on remarque que le rythme est bien plus dynamique que celui d’un JRPG classique. Ici, pas de combats au tour par tour : les ennemis sont directement visibles sur la carte et il suffit de les approcher pour engager le combat. Une approche que j’apprécie toujours, car elle rend les déplacements beaucoup plus naturels. Libre à nous d’affronter les créatures croisées en chemin, de les éviter si l’on souhaite simplement poursuivre notre exploration, ou encore de revenir plus tard lorsque notre équipement sera plus performant. Elliot peut équiper deux armes simultanément, chacune étant associée à une touche. Cette possibilité paraît simple sur le papier, mais elle apporte rapidement beaucoup de fluidité aux affrontements. On passe naturellement d’une arme à l’autre en fonction de la situation, sans jamais avoir besoin d’ouvrir un menu. Certaines sont plus rapides, d’autres frappent plus fort ou offrent une portée différente. Le jeu nous encourage ainsi à varier notre façon de combattre plutôt qu’à utiliser systématiquement le même équipement du début à la fin.

Au départ, je pensais qu’il s’agirait simplement d’une petite mascotte destinée à accompagner Elliot pendant son aventure. En réalité, la fée occupe une place bien plus importante, aussi bien dans le scénario que dans le gameplay. Elle possède ses propres compétences et intervient constamment pour enrichir les possibilités offertes au joueur.

Faie peut ainsi lancer différentes magies, comme des attaques de feu, frapper directement les ennemis, accélérer les déplacements d’Elliot, le téléporter dans certaines situations ou encore le ressusciter lorsqu’il tombe au combat… moyennant quelques pièces d’or, ce qui m’a d’ailleurs fait sourire la première fois. Même au bord de la catastrophe, les affaires restent les affaires !

J’ai également beaucoup apprécié le fait qu’un second joueur puisse prendre le contrôle de Faie en coopération locale. Il ne s’agit pas d’un mode coopératif ajouté uniquement pour faire joli : chacun possède réellement son rôle, ce qui rend l’expérience particulièrement agréable à partager. Une excellente idée pour celles et ceux qui souhaitent découvrir l’aventure à deux.

Autre choix que j’ai trouvé intéressant : The Adventures of Elliot: The Millennium Tales abandonne la traditionnelle barre de points de vie au profit d’un système de cristaux. Impossible de ne pas penser aux célèbres cœurs de certaines grandes licences d’aventure tant le fonctionnement est similaire. Chaque coup reçu fait perdre un cristal, et il est possible d’augmenter progressivement sa réserve en retrouvant des fragments cachés dans des coffres disséminés un peu partout dans le monde.

Cette mécanique fonctionne à merveille, car elle récompense directement la curiosité du joueur. Très vite, je me suis surprise à quitter régulièrement le chemin principal simplement parce qu’un petit renfoncement de la carte attirait mon attention. Et bien souvent, cette curiosité était récompensée par un coffre contenant un fragment de cristal, quelques ressources précieuses ou un nouvel objet utile. C’est exactement le genre de récompense qui donne envie de continuer à explorer sans avoir l’impression de perdre son temps.

Et justement, l’exploration constitue l’une des grandes réussites du titre.

Capture The Adventures of Elliot The Millennium Tales
Combat de boss, le dévoreur.

Très rapidement, près des trois quarts de la carte deviennent accessibles. Seules quelques zones restent verrouillées pour des raisons scénaristiques. Cette grande liberté donne constamment envie de quitter la route principale afin de découvrir un coffre oublié, un nouvel équipement ou quelques ressources rares.

Les points de sauvegarde servent également de points de téléportation et fonctionnent entre toutes les époques. Une excellente idée qui réduit considérablement les déplacements inutiles, surtout lorsque le scénario demande de nombreux allers-retours dans le temps.

On retrouve également plusieurs quêtes annexes réparties selon les différentes périodes historiques. Sans atteindre la quantité de certains JRPG gigantesques, elles apportent suffisamment de variété pour enrichir naturellement l’aventure sans casser le rythme.

Le système de progression des armes repose quant à lui sur les mégalithes. Chaque mégalithe offre différents bonus : augmentation de la puissance d’une arme, amélioration de la vitesse de recharge du bouclier, effets supplémentaires ou diverses compétences passives. Tous ne peuvent cependant pas être équipés simultanément puisqu’un nombre maximal de points est imposé. Il faut donc régulièrement réfléchir à son équipement selon sa manière de jouer, ce qui ajoute une dimension stratégique bienvenue.

Malgré toutes ces qualités, le gameplay souffre toutefois du même défaut que le level design : la répétition liée aux voyages temporels. Explorer quasiment quatre fois la même carte pour réactiver les points de sauvegarde ou revisiter certaines grottes finit inévitablement par ralentir le rythme. Heureusement, les combats restent suffisamment plaisants et la progression suffisamment bien construite pour éviter que cette lassitude ne s’installe durablement.

Au final, on obtient un Action-RPG extrêmement accessible, agréable à jouer, suffisamment généreux dans son contenu et riche dans ses mécaniques pour rester captivant pendant toute la durée de l’aventure.

Une bande-son qui accompagne parfaitement chaque époque

L’ambiance sonore constitue elle aussi l’une des belles réussites du jeu. Square Enix reste fidèle à la grande tradition de la fantasy médiévale avec des compositions orchestrales particulièrement soignées. Chaque époque possède sa propre identité musicale, ce qui permet de ressentir immédiatement le changement de période malgré les similitudes visuelles de certains environnements.

Les thèmes plus légers accompagnent parfaitement les phases d’exploration, tandis que les morceaux plus dramatiques renforcent efficacement les grands moments du scénario. Les combats profitent également de musiques rythmées qui apportent beaucoup d’énergie sans jamais devenir envahissantes.

Les effets sonores participent eux aussi à cette immersion générale. Les impacts des armes, les sorts de Faie, les bruitages environnementaux ou encore les différentes créatures disposent chacun d’une identité sonore cohérente qui rend l’univers vivant.

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La ville principale du jeu à travers les époques.

Concernant les doublages, le jeu propose les voix anglaises et japonaises. Le doublage anglais se révèle particulièrement convaincant, avec des interprétations naturelles qui retranscrivent parfaitement les émotions des personnages. Elliot, Heuria ou encore Kaifried bénéficient tous d’une prestation crédible qui renforce l’attachement que l’on développe au fil de l’aventure.

L’ensemble forme une ambiance sonore de très grande qualité qui accompagne parfaitement cette épopée fantasy et contribue largement au plaisir de parcourir Philabieldia.

◈ Mon avis

Avec The Adventures of Elliot: The Millennium Tales, Square Enix signe un Action-RPG particulièrement réussi qui séduira facilement les amateurs de JRPG modernes. Son univers attachant, sa superbe réalisation HD-2D, son système de combat dynamique et sa bande-son de qualité compensent largement quelques défauts liés à la répétition de son exploration temporelle. On aurait aimé que les différentes époques transforment davantage le monde afin de renforcer la sensation de voyager à travers les siècles, mais cela n’empêche jamais réellement de prendre plaisir à l’aventure.

“Une très belle surprise qui confirme une nouvelle fois le talent du studio lorsqu’il s’agit de proposer des RPG aussi charmants qu’efficaces.”
Gamergirl
Gamergirl Testeuse et chasseuse de trophées

🏆 Verdict final

Trophée Or
ARGENT
6/10
Difficulté platine 3/10
Nombre de trophées 44 Gamergirl

Si vous aimez les Action-RPG accessibles, les univers fantasy soignés et les aventures qui privilégient le plaisir de l’exploration, The Adventures of Elliot: The Millennium Tales mérite clairement que vous lui laissiez sa chance.

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